Hypnose et douleur: pendant les crises ou en dehors? ( Ile de la Réunion 974)

Quand l’hypnose est elle utile face aux douleurs?

A quel moment est-ce mieux de prendre RDV ? 

C’est souvent une question qui revient chez les personnes que j’accompagne dans le cadre de douleurs chroniques. 

Et je le comprends…

Quand on est dans une phase de douleur intense, où les douleurs flambent, on n’a pas très envie de se déplacer, ou alors on ne peut pas. D’autant plus si vous habitez Ste Denis, St Pierre, ou les Avirons

Et quand on est dans une phase plus calme, où on a « normalement » mal, c’est-à-dire où on a mal mais où on arrive à assurer notre quotidien… et bien on n’a pas forcément envie de reparler des douleurs, et en plus, on doit faire tout ce qu’on n’a pas pu faire quand on était dans une poussée. 

Choix Cornélien me direz-vous… Oui et non. 

Un accompagnement sera utile dans les deux cas. 

En cas de poussée, et de fortes douleurs, l’hypnose et d’autres outils seront utiles pour diminuer l’intensité de la douleur, et l’anxiété qui y est liée. 

Car ne nous leurrons pas… à chaque fois qu’on entre dans une vague de douleur, on a beau savoir que ça va passer, on a tendance à se demander combien de temps on va devoir subir cette poussée, quel impact elle va avoir sur notre quotidien, comment on va gérer la famille, le travail, les médicaments … Donc en plus de la douleur, il y a l’inquiétude et bien d’autres sentiments associés 

Entre deux phases très douloureuses, quand on a l’esprit un peu moins encombré par la gestion de la douleur et par la nécessité de maintenir un semblant de vie (on en parle du masque que l’on porte pour ne pas inquiéter les enfants et le conjoint, pour ne pas apparaitre faible auprès des collègues etc ?), c’est le moment idéal pour justement aller travailler en profondeur les différents sentiments et les émotions qui vont avec la douleur chronique. 

Certaines personnes ressentent de la colère ou de la frustration, envers elles-mêmes, ou envers d’autres. 

Certaines se sentent coupables d’avoir mal, encore, de ne pas pouvoir faire tout ce qu’elles voudraient. 

Certaines se sentent humiliées d’être diminuées ainsi, de devoir demander de l’aide, de devoir prendre des médicaments ou d’être en arrêt de travail.

Et tout cela pèse très lourd sur le moral …  

Dans ces périodes-là, le travail est différent mais tout aussi important. On n’agit pas sur l’intensité de la douleur, mais sur tout ce qui gravite autour, et très souvent c’est dans ces phases là que l’on fait le plus de progrès. On peut voir les « crises » s’espacer, les « pics » diminuer et on se rend compte un jour qu’on a besoin de moins de médicaments, ou qu’on a été moins absent du travail, et c’est un cercle vertueux qui peut commencer à s’installer.  

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