« Que fait-on encore ensemble ? » « Je reste ou je pars ? »

Vous vous posez des questions sur votre couple ? On a beau être sur une ile merveilleuse à la Réunion, avec la vue sur la mer et les températures clémentes, le confinement a peut-être été l’occasion de mettre en évidence certaines problématiques dans votre couple ou de les amplifier. Dans certains foyers on verra arriver une nouvelle tête dans 9 mois, mais pas dans tous…

Ce temps passé ensemble de manière exceptionnelle et contrainte, sans possibilité de retrouver les collègues de travail, d’avoir des moments rien qu’à soi à la maison, ni à l’extérieur a pu être révélateur ou catalyseur de tensions. Confinement ou pas, les difficultés dans les relations de couples sont un motif de rendez-vous très fréquent. 

« Et maintenant, on fait quoi ? » Vient le temps de prendre des décisions. Va-t-on savoir retrouver le plaisir à être et évoluer ensemble ou va-t-on savoir ou peut-être apprendre à se séparer …proprement …pour s’offrir à chacun la possibilité d’être heureux. A aucun moment le thérapeute, qu’il soit de couple ou individuel, le psy ( -chiâtre ou -cologue), l’hypnotiseur ( ou hypnotiste, ou hypnothérapeute) ou l’accompagnant ne prendra de décision pour vous.

Il/Elle ne vous dira pas si vous devez vous séparer de votre conjoint ou si vous devez rester. La réponse ne peut venir de l’extérieur mais les bonnes questions à se poser elles, elles le peuvent. Et les bonnes questions amènent les bonnes réponses. 

Et comment le psychopraticien, psy, thérapeute, hypno, accompagnant etc  fera pour vous poser les bonnes questions ?

Cela va dépendre de sa formation, de ses outils. 

Pour vous donner un exemple, moi je suis formée à toute une boite à outils. Et en fonction de ce que me dit la personne que j’accompagne, je vais utiliser tel outil ou telle technique pour lui permettre de trouver SA réponse, celle qui lui permet d’être mieux, d’être congruent avec ses valeurs, son bien-être. N’hésitez pas à consulter la rubrique « outils » du site bebyelodieb pour plus de détails sur ces différentes techniques.

L’hypnose, qu’elle soit Ericksonienne ou Elmanienne, permet d’avoir accès à ce qu’il y a derrière, à son inconscient, c’est-à-dire à nos mémoires, à nos fonctionnements, à nos émotions. C’est très étrange de constater que ce qui nous pose problème dans une situation, n’est pas toujours ce qu’on croit. Qu’en fait, très souvent, cela fait écho à autre chose, à une croyance qui s’est installée il y a fort longtemps, de manière insidieuse. Les «je crois qu’elle a quelqu’un d’autre » par exemple n’ont souvent rien à voir avec la conjointe actuelle, mais plus avec des blessures d’abandon anciennes et refoulées. Et ce n’est là qu’un exemple bien sûr. Ce qui est beau avec l’esprit humain, ce qui est magique, c’est que chaque personne est unique. Et qu’on ne peut pas généraliser que telle problématique a telle origine et va se régler par telle technique 

Dans la plupart des cas quand il y a des difficultés relationnelles, on ne voit la situation que d’un seul point de vue, le sien. La PNL (Programmation Neuro Linguistique) peut permettre de faire comme des « changements de caméra » pour aller voir la situation sous un autre angle, qui peut éclairer notre compréhension. Elle peut aussi nous permettre de mieux comprendre les fonctionnements de l’autre, grâce à sa perception du monde. Je vais vous donner un exemple très concret là-dessus, issu de ma pratique en cabinet. Une personne se plaignait que son conjoint était toujours extrêmement critique de tout et « n’en pouvait plus qu’il cherche toujours la petite bête ». Un incident avait fait déborder le vase la veille de notre rendez-vous. Elle avait préparé un bon repas pour essayer de réunir les conditions nécessaires à une discussion profonde, « fait garder les enfants, et tout ». Lui, avait commencé par « tu n’es pas allée à la Poste ? », ce qui avait ruiné selon les dires de madame, « tous » ses efforts. Ce monsieur a une manière de fonctionner qui lui permet de repérer tout de suite ce qui ne va pas. Il y a une chose qui n’est pas faite, il le remarque. Un vrai détecteur de problèmes … C’est extrêmement utile dans son travail (ingénieur qualité ou quelque chose comme ça), et fait de lui quelqu’un de très compétent professionnellement… mais ça le dessert énormément à la maison. Le fait de s’en rendre compte, de comprendre qu’il n’avait pas fait ça pour la blesser, mais parce qu’il est « cablé » comme ça, a permis une meilleure compréhension de la situation et a surtout permis de faire baisser la pression, afin de réfléchir plus sereinement. 

La Process Communication, un autre outil des thérapies brèves, va permettre de comprendre pourquoi les gens réagissent comme ils le font, notamment sous stress. C’est très éclairant de constater que si dans un couple, les deux individus sont stressés, les réactions peuvent être totalement différentes. L’un va avoir tendance à faire erreur sur erreur, une maladresse en entrainant une autre, alors que l’autre va avoir tendance à être plus distant que d’habitude, donnant l’impression d’abandonner le navire. Imaginez les quiproquos… l’un pensant que c’est à cause de lui si l’autre fuit, se sent de plus en plus mal, fait de plus en plus de bourdes…ce qui fait fuir un peu plus loin son conjoint …     

« Il ne me regarde plus… » « elle ne me désire plus »

Parfois, l’aide d’un sexothérapeute est essentielle, mais il y a aussi une autre facette qui peut être intéressante à explorer en cabinet. C’est de savoir quelle est l’importance qu’on donne à l’autre dans l’image qu’on a de nous-même. Est-ce à vraiment à l’autre de nous renvoyer l’image de quelqu’un de séduisant ou de performant ?

 Il arrive souvent que dans les relations amoureuses, l’autre nous serve de miroir. Et c’est ok, tant que ce n’est pas la seule source d’image … Car sinon, le « il ne me regarde plus » devient « je ne suis pas (assez) belle » et le « Elle n’a plus de désir pour moi » devient « je ne suis pas un homme assez bien »

Ces raccourcis, je les ai vus faire un paquet de fois. Le regard de l’autre est tellement sur-investi qu’il n’y a plus que celui-ci qui compte. C’est une façon comme une autre d’éviter d’explorer ce qu’il se passe à l’intérieur. Dans ces situations, ce n’est pas tant la relation de couple qui est la source de la difficulté, mais l’estime de soi. Comment reprendre en main l’estime de soi ? Comment reprendre la main sur les critères qui définissent qui nous voulons être ? Et il y a un merveilleux travail à faire, de reconnexion à soi, de ré-amour de soi. Un travail qui est loin d’être évident mais qui a des répercussions sur le couple, sur la vie familiale, sociale et professionnelle. Et là … quand on s’engage sur ce chemin, de prendre en charge son éducation au bonheur …on a tout gagné   

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