Je ne suis pas qui vous croyez!

Ça vous est déjà arrivé d’avoir l’impression que vous n’êtes pas à la hauteur dans votre boulot ? Que vous en êtes là par pure chance, ou pur hasard ? D’être mortifié à l’idée que quelqu’un se rende compte de la supercherie, vous démasque ? Et le pire, c’est quand on vous demande votre expertise… Et si je me trompe ? et si je fais mal ? et si mon collègue est en fait mieux placé que moi pour répondre ? Il a plus d’expérience, plus de diplômes, plus d’assurance…

C’est peut-être ce qu’on appelle le syndrome de l’imposteur, et vous n’êtes certainement pas seul à l’avoir ni à le ressentir. En fait, c’est un des motifs de rendez-vous très fréquents au cabinet. 

Très souvent, cela n’a rien à voir avec vos réelles capacités. Jeanne SIAUD-FACCHIN psychologue française renommée, le classe même comme l’une des caractéristiques des personnes à Haut Potentiel. 

Et Tania KATAN, une autre spécialiste du développement personnel l’illustre en écrivant « nous sommes tous nés « super héros », et nous passons le reste de notre vie à nous en excuser »

Alors bien sûr, on a tous parfois ce sentiment de ne pas être à la hauteur, cette appréhension, ce trac, surtout quand on doit parler en public ou former des gens. Et on n’est certainement pas tous à Haut potentiels … Mais comme tout dans la vie, il est question d’intensité de ce sentiment et de savoir s’il devient gênant, ou handicapant au quotidien.  

Voici quelques pistes qui peuvent vous aider : 

La liste de mes succès : Notez dans un beau cahier tout ce que vous avez accompli jusqu’à présent. Quelles sont les raisons que vous avez de vous sentir fier de vous ? Qu’avez-vous réussi à faire, qui vous a sorti de votre zone de confort. Ne négligez rien, ça peut très bien « changer seul la chasse d’eau après avoir regardé un tuto » Si vous n’êtes pas plombier, c’est loin d’être aussi simple que ça. Vous pouvez aussi vous faire un tableau de vision, avec des images qui représentent ce que vous avez réussi dans votre avis: une photo de famille, un diplôme etc.

Demandez aussi autour de vous en envoyant un mail aux 10 personnes qui vous connaissent le mieux en quoi vous avez réussi, selon eux … Et oui, on ne se voit pas comme les autres nous perçoivent. Alors oui, … ça pique, ça fait peur et jamais je n’oserais ? Chiche ! Faites le test et vous verrez que vous aurez des retours bienveillants et éclairants

Mes objectifs : Pour savoir si vous avez réussi, il faut avant tout décider de ce que vous voulez réussir. Alors établissez vos objectifs précisément. Là encore, prenez votre temps. Un objectif ça doit être 

S, comme spécifique et simple. Vous ne pouvez pas établir un objectif qui dépende de quelqu’un d’autre, et il vaut bien plusieurs petits objectifs qu’un seul complexe, avec des ramifications.

M, comme mesurable : Comment saurez-vous que vous avez réussi ? combien de kilos, quel salaire, combien de semaines, combien de cigarettes etc.

A, comme acceptable, par vous et votre environnement proche. Que gagnerez-vous à ne pas l’atteindre ? Oui oui, vous avez bien lu… 

R, comme réaliste. C’est beau de vouloir mettre fin à la famine dans le monde, mais est-ce vraiment réaliste ? 

T, comme temporellement défini. Dans un mois ? un an ?

Ma tribu : qui sont ces personnes dans votre environnement qui vous veulent du bien, avec qui vous vous sentez à l’aise et qui boostent votre confiance en soi? Et si vous décidiez de vous retrouver, de manière régulière, pour passer un moment ensemble. Comme un RDV  confiance ? Je vous assure que ça vous fera le plus grand bien…

Ma communication : comment je parle de moi, de mon travail avec les autres ? Il existe de nombreuses méthodes de communication, allant des Accords Toltèques, à la Process Communication, en passant par la Communication Non violente et autres. Ici très souvent, il est nécessaire de se faire aider, soit à travers des formations, soit à travers un thérapeute.

Et vous, vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression d’être un imposteur? Comment l’avez vous surmonté?

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