Guérir ses blessures … quand penser ses plaies permet de panser ses plaies

Il y a peu de temps, je suis tombée sur cette infographie d’un hypno extraordinaire, qui m’apporte beaucoup dans ma pratique : Christophe Pank. J’ai voulu la partager aujourd’hui car elle illustre très bien ce qu’on entend souvent au cabinet. 

Nombre de personnes que j’accompagne, et je sais que c’est le cas pour mes collègues également, viennent pour travailler une problématique en particulier : arrêter de fumer, préparer un concours, mieux gérer leur stress, booster leur confiance en eux. 

Mais très souvent, quand on « gratte » un peu sous la surface, quand on va ouvrir certaines portes, on s’aperçoit qu’il y a autre chose. Quelque chose de plus profond, et parfois, ce quelque chose, ça fait mal. Ca peut même faire très mal. 

Alors la réaction première c’est souvent de vouloir tout ré-enterrer, refermer les portes en se disant que ça fait trop mal, qu’on n’est pas prêt. Mais si on referme la porte, on ne s’offre pas la possibilité de grandir, de guérir, d’avancer.Je suis persuadée qu’il nous est toujours donné la force et les ressources d’affronter ce qu’on peut affronter. Je m’explique … 

Je crois beaucoup en la théorie de l’oignon, ou du palimpseste, plus poétique comme métaphore. Quand il y a un trauma, une blessure, il faut parfois la travailler plusieurs fois avant de pouvoir complètement la dépasser. 

La première fois, on va pouvoir faire ce qu’on est capable de faire à ce moment-là. 

Puis, quelques semaines, mois ou années après, on a de nouvelles ressources pour enlever une nouvelle couche de notre oignon, ou peut-être deux, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait tout enlevé, nettoyé. 

Alors ayez confiance. Quand quelque chose remonte au cours d’une séance, c’est qu’il est peut-être temps d’aller le visiter afin de pouvoir le dépasser. 

Et n’oubliez pas, en séance, vous n’êtes pas seul. Le thérapeute qui vous accompagne est là, avec vous. Ensemble vous pourrez avancer, à votre rythme. Un peu comme quand on s’engage dans une randonnée en montagne, et qu’en plein milieu, on en a marre, on doute, on n’est plus sûr de vouloir aller jusqu’au bout, parce que c’est loin, parce que c’est difficile, parce que ça grimpe trop. Et que là, on a cette petite voix dans notre tête qui nous dit d’arrêter, de faire demi tour, qu’on aurait jamais du venir, que de toutes façons ça ne sert à rien, qu’on était très bien en bas après tout, et qu’au pire, on pourra regarder des photos du point de vue. Bref, on a toutes les bonnes raisons pour revenir dans le confort de notre maison.

Alors quelqu’un se met à notre niveau, et à notre rythme et ensemble on avance, pas après pas, mètre après mètre, jusqu’au sommet. Et une fois arrivé tout en haut on se dit que franchement! ça en valait le coup. On se sent fier, plus grand, plus fort. Et ça n’a rien à voir avec une photo…

Je conclus par une dernière photo, celle d’un lotus. Le lotus pousse dans la vase. Il a besoin de boue pour trouver les nutriments nécessaires à sa croissance. Et puis un jour .. attiré par le soleil, soutenu par sa boue, il se décide à fleurir.

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